Présentation de mon Chevrolet Gazogène à bois Imbert

 

Véhicule militaire américain de marque Chevrolet        type G 7173      K 43.

Telephone and Maintenance.

Construit pour le Signal Corps le 1er janvier 1945.

4 roues motrices, moteur développant 83 ch, 3 100 tours / min, 4 vitesses.

Charge utile : 1 500 kg. 

     

Acheté pour l’entreprise familiale d’exploitation forestière au surplus militaire de Rognac (Bouches-du-Rhône) le 22 janvier 1948.

Rognac / La-Londe-Les-Maures (Var) fut son seul trajet à essence !

 

Il fut équipé par mon père et mon grand-père (selon leur propre conception) d’un générateur gazogène à bois Imbert et d’un système de refroidissement et d’épuration.

La caisse technique fut remplacée par une benne Marrel mécanique.

Une impériale fut posée au-dessus de la cabine afin de transporter le liège, matière légère mais volumineuse.

Sa charge utile est aujourd’hui de 3 500 kg.

 

Schéma du fonctionnement de l’installation Gazogène à bois Imbert sur mon Chevrolet

 

 
Légende   

Le générateur (fig. I) est identique à celui de l’installation Imbert Köln.

En revanche, les refroidisseurs-dépoussiéreurs (fig. II) et l’épurateur (fig. III) sont différents.


Les refroidisseurs-dépoussiéreurs (fig. II)

Ils sont au nombre de 3.

Le principe est basé sur la détente des gaz : lorsque le gaz arrive dans le refroidisseur-dépoussiéreur, celui-ci augmente en volume, ce qui provoque une détente dont la résultante est la diminution de la température des gaz.

Ce phénomène est reproduit 3 fois : les gaz ont donc un volume 3 fois plus grands.

A l’intérieur de ces 3 refroidisseurs-dépoussiéreurs, se trouvent des plaques de choc (fig. 11) : ce sont des plaques cylindriques qui épousent le diamètre intérieur des refroidisseurs-dépoussiéreurs et qui sont perforées.

Derrière ces plaques, se trouvent des plaques lisses de diamètre inférieures.

Les gaz qui passent dans les trous augmentent en vitesse ; les matières lourdes viennent s’étaler contre la tôle fixe, elles perdent leur énergie et donc par gravité retombent au fond.

L’espacement entre les 2 tôles est d’environ 3 cm.

Dans les refroidisseurs-dépoussiéreurs, il y a en tout 14 grandes tôles et 14 petites tôles fixées sur une tige (fig. 20). Elles sont amovibles.


L’épurateur (fig. III)

Il est constitué en fait de 2 éléments : le pré-épurateur et l’épurateur.

L’épurateur comporte lui-même 2 compartiments identiques.

Dans le premier compartiment, le gaz arrive par la partie basse, traverse une grille, passe par des granulés de liège (d’une hauteur représentant 1/3 de l’épurateur) et repasse par le tuyau supérieur pour rejoindre, par le bas, le deuxième compartiment.

A nouveau, le gaz traverse la grille, le liège pour sortir de l’épurateur.

Lorsque le gaz a dépassé la charge de liège (fig. 15) par des chemins aléatoires, il se détend et atteint un point de rosée : ce qui provoque un ruissellement d’eau important qui descend par gravité et lave en contre courant le gaz qui remonte.

Le gaz est donc débarrassé des vapeurs de goudron, de cendre et d’autres produits.

L’opération est similaire dans le deuxième compartiment.

A l’entrée de l’épurateur, la température s’élève à 78° C ; à la sortie, elle est de 25° C de plus que la température ambiante.

Le clapet d’isolement (fig. 19) et le ventilateur (fig. V) sont identiques à l’installation Imbert Köln, excepté le mélangeur (fig. IV) qui est de marque Solex.

Sur ce mélangeur Solex, le starter est remplacé par un carburateur monté en dérivation du mélangeur et commandé par des tirettes sur le tableau de bord.

Mélangeur Solex à starter type ML

Vue en coupe Vue extérieure - Position horizontale

Description page 1

Description page 2

 

Description page 3

 

Vue extérieure repésentant le raccord d’aspirateur et la vis réglant la vitesse du moteur au ralenti

 

Commande spéciale Solex

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entretien journalier

En fin de travail, ouvrir les tampons des refroidisseurs-dépoussiéreurs (fig. II).

En tirant sur la tige (fig. 20), retirer les plaques de choc (fig. 11).

Rincer au jet d’eau les plaques de choc et les refroidisseurs-dépoussiéreurs.

Ouvrir les tampons de l’épurateur (fig. III) et rincer à l’eau jusqu’à ce qu’elle devienne claire.

Avant le départ (à froid), actionner le crible à secousses (fig. 6), ouvrir les couvercles du bas pour retirer la cendre, et par le couvercle du haut, remettre à niveau le charbon de bois.

Charger le bois dans la trémie (fig. 8) et faire la mise en route.

Entretien courant

Graisser une fois par semaine le mélangeur (fig. IV), les câbles et le ventilateur (fig. V).

Tous les 2 000 kms, vider le générateur (fig. I) pour le nettoyer complètement et refaire les opérations de mise en route pour la première fois (cf. page du menu "Le Gazogène à bois Imbert Köln").

 

 

 


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